Le pont médiéval et le pont neuf

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Le pont médiéval de Montignac, aujourd’hui disparu, est mentionné et représenté sur plusieurs sceaux du seigneur Geoffroy de Pons dès le 13ème siècle. Il se situait dans le prolongement de la rue de la Pègerie. Comme le pont de Cahors, il était défendu en son milieu par une tour et côté ville par une barbacane. Il était aussi bordé de boutiques. Déjà en mauvais état au début du 16ème siècle, il est détruit par les protestants en 1580 lors du siège de la ville.
Le marquis d’Hautefort, châtelain de Montignac, le fait rebâtir plusieurs fois entre 1614 et 1623. Mais chaque nouvelle construction est emportée par les crues de la Vézère. Les habitants de la rive gauche ne peuvent plus accéder au bourg, ni se rendre aux célébrations dans l’église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens.
Au milieu du 18ème siècle, une route royale reliant Sarlat à Limoges voit le jour, sous l’impulsion des intendants de la province de Guyenne. Passant par le cœur de Montignac, elle engendre la construction d’un nouveau pont, une quarantaine de mètres en aval des vestiges du précédent. Les travaux durent près de dix ans et s’achèvent en 1777.
La Vézère est un cours d’eau capricieux aux variations impressionnantes et parfois brutales. Sur la pile nord du pont, deux inscriptions rappellent la hauteur des deux principales crues du siècle, en 1728 et 1768. Pour assurer la longévité de l’ouvrage, son tablier a donc été bâti au-dessus du niveau de référence de 1728.
Aujourd’hui, l’inondation d’octobre 1960 reste encore gravée dans les esprits. Après plusieurs jours de pluies intenses, la Vézère est montée brutalement jusqu’à dix mètres au-dessus de son lit. Cette catastrophe a fait plusieurs victimes et causé d’importants dégâts, laissant derrière elle un paysage de désolation dont la vallée a longtemps gardé les traces.

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Le pont médiéval et le pont neuf

Montignac s’est très tôt étendu sur les deux rives de la Vézère grâce à son pont médiéval. Après sa destruction, il faut attendre presque 200 ans avant que soit bâti, au 18ème siècle, le pont actuel, capable de résister aux crues violentes de la rivière. C’est cette histoire qui est retracée dans cette séquence en images.

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