Une fervente piété populaire



Voix de l’audioguide : Vladimir BARBERA

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Au centre de la place Saint-Aurélien, la Vierge de pitié installée à la demande des dames bouchères à la fin du XIXè siècle, évoque la piété qui animait la corporation des bouchers. D’autres statues témoins de cette ferveur sont à découvrir dans le quartier.

Dès le début du XVème siècle, les bouchers créent une confrérie, communauté de laïcs qui pratique l’entraide fraternelle et la prière d’intercession à un saint patron. Ils choisissent la protection de saint Aurélien qui était selon la tradition le deuxième évêque de la ville après saint Martial, au IVème siècle. La chapelle que les bouchers édifient en 1475 pour conserver les reliques du saint est le signe évident d’une grande piété et de la prospérité de la profession.

Leur foi se manifeste encore au XVIIème siècle quand ils rejoignent les Pénitents Feuille-Morte, compagnie de laïcs pratiquant la pénitence et la charité fondée dans l’élan de la Contre-Réforme.

Durant la période révolutionnaire, les bouchers sauvent secrètement la relique de leur saint patron, rachètent à l’Etat leur chapelle confisquée et font l’acquisition d’une croix monumentale qu’ils placent à l’entrée.

Etapes suivantes

Quartier de la Boucherie

Une fervente piété populaire

La confrérie des bouchers de Limoges, active et prospère, a marqué le quartier par sa piété. Découvrez les signes de cette ferveur à travers de nombreuses statues et une chapelle privée.

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